lundi 11 octobre 2010

ERASE ME


100 ans après m'être enthousiasmée pour le concert d'Interpol, voici la seconde partie, "tant attendue", sur celui de U2. Soyons clair, à l'origine cela me faisait quand même doucement rigoler de me rendre à ce concert, puique c'était à l'oeil et puis mon âme de sociologue en émois voulait tenter de percer le mystère U2. Essayer de comprendre comment cette bande d'irlandais politiquement engagé (attardé?) arrive à remplir le stade de France, pour la seconde fois, qui plus est. Comme on peut s'en douter ce concert ne me donna pas les réponses escomptées néanmoins j'ai pû m'amuser à élaborer une certaine typologie de fan, la preuve par quatre.

Primo, le fan de U2 n'est pas né de la dernière pluie (comprendre qu'il a plus de quarante ans), son ouïe s'est donc altérée au fil des années ce qui explique, sans doute, qu'il puisse endurer sans mot dire, 1h30 de la même chanson. 

Secondo, si l'âge moyen du public est relativement élevé c'est également dû au prix du billet: plus de 100€ si mes souvenirs sont bons. Et non content de débourser une telle somme pour voir une bande de faux rockers, le fan du dit groupe, ne peux s'empêcher de faire partager sa passion à sa petite famille, ce qui explique la présence de nombreuses têtes blondes. Le rock'n'roll c'est un truc qui se transmet de père en fils, t'as vu?

Tertio, le fan de U2 aime à montrer son dévouement pour son gourou, aka le père Bono. Pour se faire, il va dévaliser le merch' et s'empresser d'arborer le Tshirt de la tournée 360, histoire que l'on comprenne bien, nous pauvres impies, qu'il est fier de participer à cette grand messe. Ce qui, au passage, a fini par persuader qu'il faudrait imprimer l'article sur le "port du T-shirt en milieu musico-social" en tract à l'entrée des concerts, pour notre bien à tous.

Quarto, notre cher fan est, à l'image de son gourou, politiquement engagé (attardé?). Aussi quand Bono nous prêche la bonne parole au sujet d'Aung San Suu Kyi -la Birmane emprisonnée- il se sent bien entendu concerné, tendant le bras vers la lumière que brandisse de pseudos vestales, la larmichette au coin de l'oeil. Bien que la palme du ridicule, revienne à la reprise de "Get Up, Stand Up" de Bob Marley. Nan mais sérieux? Manquait plus qu'il nous roule un joint sur scène au même moment pour que ce soit le pompon.


Autant faire court -ma médisance a ses limites- mais finalement ce concert m'a surtout donné envie d'assister à un match au Stade de France, quand on connaît ma passion pour le ballon rond, cela veut tout dire.

3 commentaires:

. a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Émilie Laystary a dit…

Très bien, ce post.

Delphine a dit…

Merci, venant de toi ça me touche.