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mardi 11 mai 2010

I BELIEVE IN WAKING-UP


En attendant que je me remette de mes concerts de ce week-end (The National & Pavement et LCD Soundsystem) je vous fait part de ma chronique sur le dernier album de Delorean, en lien avec les vidéos postées sur mon précédent post.

Changement de direction pour le quatuor basques de Delorean. Si leur maxi, Ayrton Senna (en hommage au pilote de course brésilien), se caractérisait par son esprit pop teinté de post-punk à la Rapture, ce nouvel album, Subiza, garde certes la même veine pop mais agrémentée cette fois d'une touche de disco. Le groupe, encensé par la critique l'an passé, est attendu au tournant.

Sur ce nouvel opus la technique est simple et efficace: des synthés, une guitare réverbée, une batterie, à la Drums, une électro soignée digne de Cut Copy et une voix comparable à la beauté de celle des suédois de jj [oui je l'ai déjà dit la dernière fois, je m'auto-pompe, c'est moche]. Pour autant si l'album s'ouvre sur l'entraînant "Stay Close", et que l'on frôle l'été sur le planant "Real Love", le reste tourne rapidement en rond. L'album n'est pas à proprement parler mauvais, fainéant à la rigueur, on en attendait plus des début prometteurs de Delorean. Au final, aucun morceau ne sort du lot, laissant une impression certes agréable mais d'aucun jugerait trop simple...


Comme la dernière fois je vous ai posté les deux seuls morceaux dignes d'intérêt de Subiza, je me trouve à présent toute dépourvue. Aussi, je passe du coq à l'âne en vous offrant le clip des Drums, "Forever & Ever".


dimanche 14 mars 2010

TU CONNAIS PAS NABOKOV?!

Apparemment faire la nique à MGMT (40 euros le concert faut pas déconner) va s'avérer plus complexe que prévu puisque blogspot vient de m'envoyer un mail d'avertissement et de reléguer mon article en mode brouillon... Pour une fois je vais me contenter d'obéir et ne pas reposter insidieusement le leak. La guerre n'en est pas finie pour autant, sachez le.

Dans un récent article je vous ai parlé de jj mais la tête en l'air que je suis a oublié de vous faire partager ce clip que je trouve d'une beauté infinie:



[Sans transition] Pour nous faire patienter, avant la sortie, le 11 mai prochain, de leur 5ème album, The National nous offre un premier aperçu avec Terrible Love, joué en live durant le Late Night with Jimmy Fallon:



Cela laisse présager un très bon concert, le 7 mai, où ils seront en première partie de Pavement au Zénith de Paris. Concert qui, malgré la prestige affiche, me coûtera moins de 40E... CQFD.

mardi 9 mars 2010

THOUGH I HAVE ALL THE MEANS TO BRING YOU FUCKERS DOWN


J’aurais aimé être suédoise. Tout à l’air si facile là bas. D’abord je serais grande, ensuite blonde et puis j’aurais toujours ce je-ne-sais-quoi de mystère pour ne rien gâcher. Mélangez ces quelques stéréotypes et vous obtenez le duo jj.
Blonde Elin Kastlander l’est, tout comme Joakim Benon est grand. Pas de myspace ou d’interview connue à ce jour, c’est là où réside le mystère. Et si finalement on écoutait, simplement, leur musique.
N°3
(nom de leur premier album) est la suite logique du single intitulé n°1 et du LP/album n°2, sortis en 2009. L’album s’ouvre sur une cover de Lil’ Wayne, My Life. Ce morceau donne le ton : une voix un chouilla rauque accompagnée d’une électro épurée. Dès les premières notes les frissons montent, le cœur se serre, pour un peu les larmes nous monteraient au coin des yeux. Heureusement des rythmes venus d’Afrique accompagnés toujours de cette même douceur, on tôt fait de nous redonner le sourire grâce à And Now, un morceau mélangeant douceur et rythmes africains. Impossible de ne pas se laisser aller au parallèle avec Vampire Weekend. Et pourtant c’est davantage du côté de Beach House que nos Suédois semblent s’inspirer. Comme eux, une voix et des mélodies simples.
A l’instar Into The Light et Light où il suffit de laisser la magie de l’electro-pop la plus minimaliste, mais qui n’en est pas moins efficace, agir. Puis c’est l’heure de l’aventure avec, Voi Parlate, lo Gioco. Morceau mélangeant un son plus exotique à la voix toujours aussi vaporeuse d’Elin. Tout en continuant de planer, une douce mélancolie commence à nous envahir. La faute au cotonneux Golden Virginia. Puis c’est le soleil des Fjords qui nous éblouit en nous redonnant le sourire avec You Know. Trop vite, l’album se clôt sur un savant mélange de ce que l’on vient d’écouter en un seul morceau : No Escapin' This.




jj- Let Go

Ah oui, et pour ne pas influencer votre jugement je ne vous ai pas dit le nom de leurs labels, qui parlent d’eux-mêmes. Sincerely Yours -pour le suédois- (Air France) et Secretly Canadian -pour l’américain- (Anthony and the Johnsons, Yeasayer ). Quand je vous disais que c’était chouette d’être suédois !