mardi 11 octobre 2011
LES ÎLES FUGEES
mercredi 1 décembre 2010
JE VIENS DE COMPOSER UNE PUTAIN D'INTRO
Par un samedi ensoleillé et quelques heures avant leur concert à la Flèche d'Or, je rencontre les deux zoulous du groupe d'électro-pop/rock Call Me Senor à la terrasse d'un café. Sur leur 1er EP, Oh La La, on sentait déjà toute l'énergie d'Alex (à la guitare) et JB (au chant), il en est de même IRL, jugez plutôt.
Call Me Senor @ La Flèche D'or, le 27 novembre 2010. (copyright Anh Phi)
lundi 15 novembre 2010
WHY DO YOU LISTEN TO THAT MAN, THAT MAN'S A BALLOON
mercredi 3 novembre 2010
FUCK LE SAMEDI, LE LUNDI, LE MARDI
Après avoir headbangée© dans la boue lors de la Route du Rock 2010 j'ai décidé de remettre le couvert jeudi soir dernier, à La Machine, pour goûter, à nouveau, au rock sans concession de ces chers petits Liars.
La mode semble être au double 1ère partie en ce moment, ce qui ne m'empêche pas de rater, comme à mon habitude, la première 1ère partie, bien que curieuse de découvrir Team Ghost sur scène (aka Nicolas Fromageau, ex-membre du duo de M83).
Après les retrouvailles avec la Tsugi crew, on va, une bière à la main, tendre l'oreille à John Wiese, la seconde 1ère partie donc. Pour les amateurs d'expérimentale noisy c'est sans doute le paradis, en mode je vous déconstruis la musique pour vous montrer la structure de cette dernière, mais pour les autres il est encore trop tôt pour ce genre de trip. On remonte donc fumer une clope, en s'interrogeant sur le dealer de ce monsieur.
A 22h30 tapantes (chose rare à La Machine, d'où la précision) le trio des Liars entre en scène. Première surprise ils sont cinq, preppy looks pour l'ensemble, mis à part le longiline Angus Andrew qui se la joue no style: tshirt informe, pas rasé et cheveux collés au visage. Dès leur entrée, on sent l'électricité montée dans la salle, comme si leur simple présence nous donnait déjà envie de nous trémousser. Pas besoin d'attendre longtemps puisque déjà les premiers riffs de guitare résonnent dans la salle et aussitôt on ne peut qu'être happé par cette puissance. Cela fait appel à nos instincts primaires, notre goût pour un son sale mais ô combien travaillé. On se prend de la sueur plein le visage (métaphoriquement) et on aime ça. Les morceaux s'enchaînent sans bavardage, les Liars font partis de ces groupes qui n'ont pas besoin de parler pour se sentir en osmose avec son public et vice versa, pour les raisons sus invoquées. Alternant des morceaux calmes à des morceaux endiablés on peut constater à quel point Liars maîtrise ses gammes, passant de l'un à l'autre avec la même énergie, gardant le public en haleine, le regard fixé sur Angus et sa danse de pantin désarticulé. On en redemandera par trois fois et on nos prières ne seront pas déçues, au contraire même puisqu'on aura même le droit à un inédit. Une vraie de leçon.
mercredi 20 octobre 2010
THE PLAN WAS TO DRINK UNTIL THE PAIN OVER, BUT WHAT'S WORSE THE PAIN OR THE HANGOVER?

Après un été de festivals, j'ai eu un peu de mal à me remettre dans le bain des concerts policés des salles parisiennes. Cela aurait pu durer longtemps si je n'avais pas vu le nom des Magic Kids illuminé mon newsfeed. J'ai donc rangé ma flemme hivernale au placard pour la soirée et me suis équipée pour affronter le froid et la foule.
Direction l'une de mes salles préférées: le Point Ephémère. Je ne sais pas si c'est grâce au canal Saint Martin (un de mes lieux favoris à Paris) ou si ce mélange de calme (l'eau) associé à l'excitation (le monde aux abords du canal et les sirènes des camions de pompier de la caserne voisine) qui crée un lieu pour ainsi dire hors du temps, mais toujours est-il que je suis toujours ravie de m'y rendre.
Ce soir, la 1ère partie est assurée par cinq normands, les Da Brasilians. Techniquement c'est la seconde, après Top Top, mais je n'ai pas pu assister au concert de ces derniers pour cause de crise d'hypoglycémie -comprendre dîner-. Le quintet français, chantant en anglais, nous offre une pop oscillant entre les 60s et les 70s. Le son est clair, l'harmonie des choeurs est sans impair, aucune fausse note en somme. Et pourtant cela reste encore un brin propret, à l'instar du polo du jeune chanteur, pour me transporter tout à fait. Une jolie 1ère partie néanmoins, je reviendrai les voir quand ils auront pris un peu de bouteille.
Après de longues minutes de réglages, les Magic Kids s'installent sur scène. Pour ceux qui l'ignorent encore, Magic Kids, c'est l'un des nombreux groupes à tendance beachboyenne de cet été, qui a fait parlé de lui grâce aux tubes "Hey Boy" et "Superball'. Puis, à nouveau à la fin de l'été avec Memphis, album emprunt aux 60's: même pop rock surfisante, même naïveté dans les paroles, même musique décomplexée, n'ayant d'autre but que de vous que de vous faire danser.
C'est donc pour retrouver cette atmosphère estivale que j'ai daigné quitter ma couette et la chaleur de mon terrier ce soir là. Si sur l'album, tous les morceaux sont maîtrisés à la perfection -ajoutant encore à la naïveté de la chose (dans le bon sens du terme)- sur scène, c'est une impression de cafouillage qui domine. La voix du chanteur se perd derrière les guitares, sans parler de l'inutilité de la jolie violiniste, qu'on a envie de faire taire dès qu'elle se met à ouvrir la bouche. Ajouter à cela, ce grand échalas de Bennet Foster (aka le chanteur) qui se la joue Sue Ellen en chaleur: vazy que je te fais mon regard de l'amour qui tue et vazy que je descends dans la foule me frotter à la groupie... On devrait rentrer dans le jeu ou au moins en rire, mais même pas. N'est pas Mick Jagger qui veut et niveau paquet le petit Benet ne joue pas dans la même cour. C'est surjoué, cliché, convenu, à la limite je préférai les gentils garçons de Da Brasilians, eux au moins, ils ne forçaient pas le trait. C'est finalement sur le rappel que les Magic Kids s'en sortent le mieux, mettant en avant la simple complicité qui les unit, on ne demandait finalement que ça.
lundi 11 octobre 2010
ERASE ME
100 ans après m'être enthousiasmée pour le concert d'Interpol, voici la seconde partie, "tant attendue", sur celui de U2. Soyons clair, à l'origine cela me faisait quand même doucement rigoler de me rendre à ce concert, puique c'était à l'oeil et puis mon âme de sociologue en émois voulait tenter de percer le mystère U2. Essayer de comprendre comment cette bande d'irlandais politiquement engagé (attardé?) arrive à remplir le stade de France, pour la seconde fois, qui plus est. Comme on peut s'en douter ce concert ne me donna pas les réponses escomptées néanmoins j'ai pû m'amuser à élaborer une certaine typologie de fan, la preuve par quatre.
Primo, le fan de U2 n'est pas né de la dernière pluie (comprendre qu'il a plus de quarante ans), son ouïe s'est donc altérée au fil des années ce qui explique, sans doute, qu'il puisse endurer sans mot dire, 1h30 de la même chanson.
Secondo, si l'âge moyen du public est relativement élevé c'est également dû au prix du billet: plus de 100€ si mes souvenirs sont bons. Et non content de débourser une telle somme pour voir une bande de faux rockers, le fan du dit groupe, ne peux s'empêcher de faire partager sa passion à sa petite famille, ce qui explique la présence de nombreuses têtes blondes. Le rock'n'roll c'est un truc qui se transmet de père en fils, t'as vu?
Tertio, le fan de U2 aime à montrer son dévouement pour son gourou, aka le père Bono. Pour se faire, il va dévaliser le merch' et s'empresser d'arborer le Tshirt de la tournée 360, histoire que l'on comprenne bien, nous pauvres impies, qu'il est fier de participer à cette grand messe. Ce qui, au passage, a fini par persuader qu'il faudrait imprimer l'article sur le "port du T-shirt en milieu musico-social" en tract à l'entrée des concerts, pour notre bien à tous.
Quarto, notre cher fan est, à l'image de son gourou, politiquement engagé (attardé?). Aussi quand Bono nous prêche la bonne parole au sujet d'Aung San Suu Kyi -la Birmane emprisonnée- il se sent bien entendu concerné, tendant le bras vers la lumière que brandisse de pseudos vestales, la larmichette au coin de l'oeil. Bien que la palme du ridicule, revienne à la reprise de "Get Up, Stand Up" de Bob Marley. Nan mais sérieux? Manquait plus qu'il nous roule un joint sur scène au même moment pour que ce soit le pompon.
Autant faire court -ma médisance a ses limites- mais finalement ce concert m'a surtout donné envie d'assister à un match au Stade de France, quand on connaît ma passion pour le ballon rond, cela veut tout dire.
mercredi 18 août 2010
WE'RE GOING TO GO BY OUR OWN PANTS, OUR SWEATY LITTLE PANTS
C'est ainsi que je me suis rendue, pour mon premier jour de vacances, au Nouveau Casino afin de chouiner face aux somptueuses voix de Chris Garneau et Holly Miranda. Façon de parler hein, si tu as cru que j'avais un coeur tu t'es trompé de crémerie, mon grand.
En bon gentleman, c'est le frêle auteur-compositeur-interprète new-yorkais, Chris Garneau, qui ouvre le bal. Vêtu d'un simple marcel (on lui pardonnera cette faute de goût), il arrive seul sur scène avec son clavier pour unique compagnon. Mais au bout de deux chansons, deux violonistes, une celliste, un tromboniste et un trompettiste font leur entrer, donnant plus de relief à chacune des chansons. La salle est plongée dans la pénombre, seule une faible lumière éclaire le chanteur. Cette atmosphère intimiste permet de plonger rapidement dans son univers, oscillant entre une noirceur certaine et une candeur absolue. Notamment quand le jeune prodige joue "Baby's Romance", "Dirty Night Clown" et "We Don't Try", il ne manque que "Hometown Girls" pour que mon armure ne se fissure tout à fait. Le tout s'achève en beauté sur la cover de "Between The Bars" d'Elliott Smith.
Holly Miranda @ Nouveau Casino (© Rebel Girl Diary)jeudi 22 juillet 2010
WE'RE GOING TO GO BY OUR OWN PANTS, OUR SWEATY LITTLE PANTS
Si l'idée de passer votre été à Paris vous déprime, je vous conseille de jeter un oeil du côté du Nouveau Casino et plus précisément de s'attarder sur la programmation du Colors Music Estival : Toro y Moi, Savoir Adore, Chris Garneau, Holly Miranda, Vivian Girls, Tame Impala, Au Revoir Simone, Karaocake, Girls... et j'en passe. Si tous ces noms ne vous redonnent pas le sourire, c'est que vous n'avez tout bonnement pas de coeur (you are dead inside en VO), voilà.
C'est ainsi que je me suis rendu, pour mon premier jour de vacances, au Nouveau Casino afin de chouiner face aux somptueuses voix de Chris Garneau et Holly Miranda. Façon de parler hein, si tu as cru que j'avais un coeur tu t'es trompé de crémerie, mon grand.
En bon gentleman, c'est le frêle auteur-compositeur-interprète new-yorkais, Chris Garneau, qui ouvre le bal. Vêtu d'un simple marcel (on lui pardonnera cette faute de goût), il arrive seul sur scène avec son clavier pour unique compagnon. Mais au bout de deux chansons, deux violonistes, une celliste, un tromboniste et un trompettiste font leur entrer, donnant plus de relief à chacune des chansons. La salle est plongée dans la pénombre, seule une faible lumière éclaire le chanteur. Cette atmosphère intimiste permet se noyer tout à fait cet univers oscillant entre une noirceur certaine et une candeur absolue, le public est littéralement pendue à ses lèvres, dans un silence quasi religieux. Notamment quand le jeune prodige joue "Baby's Romance""Dirty Night Clown" et "We Don't Try", il ne manque que "Hometown Girls" pour que mon armure ne se fissure tout à fait. Le tout s'achève en beauté sur la cover de "Between The Bars" d'Elliott Smith.
Petite pause dans l'aquarium aka le coin fumeur du Nouveau Casino, puis c'est Holly Miranda qui entre en piste. La foule est plus dense que jamais, aussi je m'en vais l'écouter tout au fond, dans les canapés afin d'apprécier sa voix sans être obligée sentir la moiteur de la peau de mes voisins sur moi. "You know it's hot when your elbows are sweating" (vous savez qu'il fait chaud quand vos coudes transpirent, ndlr) comme le dit si bien la chanteuse elle-même. Très étonnée de la puissance quasi rock du live, rien à voir avec la douceur pop de l’album, je me décide à aller affronter la sueur de mes congénères, bon d’accord une place c’est surtout libérée dans les escaliers, afin de profiter pleinement de la seconde moitié du concert. Je ne me remets pas de l’énergie que ce concert dégage, quelle surprise ! Et malgré la chaleur, la chanteuse donne tout ce qu’elle a, « I’ll fake it, till we make it » assène-t-elle d’un ton limite aguicheur. Dans la moiteur du Nouveau Casino, la chaleur monte encore d’un cran, avant de fondre tout à fait sur "Halleluiah", qui clôture ce set.




