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vendredi 20 août 2010

LA ROUTE DU ROCK - JOUR 2

Si le temps n'a pas été au rendez-vous samedi, à la RDR 2010, il nous aura au moins permis de faire une grasse mat' jusqu'à 15 heures du matin. Faut dire qu'entendre cette pluie incessante ne pousse pas à l'activité, on se réveille pour se rendormir aussi sec. A 15 heures on se dit qu'il serait bon de s'activer et au même moment un éclair de génie me traverse l'esprit. Une très bonne amie habite à quelques kilomètres de là, peut-être a-t-elle de quoi survivre dans ce climat pas franchement accueillant. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, cette dernière m'apporte bottes, Kway, chaussettes chaudes & pull chaud, si ce n'est pas beau! Et comme si cela ne suffisait elle m'offre une douche chaude et un apéro à Dinard, que demander de plus. Au camping, les copines de Sympathy ont également trouvées moyen de se réchauffer en sirotant les bières de nos voisins, poncho man & ses amis de Noir Kennedy. Tant et si bien qu'on rate Martina Topley Bird et The Hundreds In The Hands... Hips.

la gadoue, la gadoue, la gadoue, la gadoue hou la gadoue, la gadoue

Du coup quand les 1ères notes de "Total Life Forever" retentissent, on court, évitant les flaques de justesse afin de se mêler à la foule, dans une grande danse collective qui éloignerait la pluie. Oui oui, on s'est dit tout ça. Pour les avoir déjà vu à deux reprises, le concert n'est plus vraiment une surprise. La set list est peu ou proue la même (moins Miami, ouin), le show est toujours aussi carré, peut-être un peu trop. Même Yannis qui fait le petit singe en grimpant sur le premier truc à sa portée, cela me fait moins rire qu'avant. Je chipote, je sais, mais je m'attends toujours à plus de spontanéité en festival et j'avoue que des 3 concerts, celui-ci était le moins réussi, à mon goût. Mais bon Yannis nous a dit "Je t'aime" avant "Spanish Sahara" donc je lui pardonne tout.

Massive Attack @ Route du Rock 2010 (© Antoine Mairé)

S'ensuit Massive Attack -encore un groupe vu aux Eurocks- sur une scène plus petite le show est certes moins impressionnant mais encore une fois c'est le visuel qui prend le pas sur la musique. On se souviendra d'avantage du "Sarkozy, le voyou de la République" que d'un quelconque morceau. Dommage, à 15 sur scène on aurait pu s'attendre à un vrai show. A en croire le nombre de festivaliers présents pour l'occasion (10 000 me chuchote-t-on à l'oreille), le trip-hop de salon à de beaux jours devant lui. Tristesse.

Two Door Cinema Club @ Route du Rock 2010

C'est au tour des jeunes irlandais de Two Door Cinema Club de réveiller une foule quelque peu endormie. Découvert lors du festival des Inrocks en remplaçants de La Roux, les voilà aujourd'hui au sommet de leur gloire. Si certains ce sont lassés de ce qu'ils estiment un rock sans nouveauté, on ne peut nier qu'ils sont très bons quand il s'agit de nous faire danser. Un concert impeccable où l'on a plaisir à patauger dans la gadoue.

Pour clore cette seconde soirée c'est We Have Band et ses tubes d'électro-pop qui sont chargés de vider nos batteries afin que l'on rentre boueux et exténués. C'est tout l'inverse qui se produit, on ne veut plus que la soirée s'achève aussi on fait l'after dans la tente de nos sympathiques voisins jusqu'à ce que nos paupières se ferment toutes seules, et que les quatre pas jusqu'à nos tentes paraissent un challenge insurmontable.

lundi 19 avril 2010

STILL TOO YOUNG TO FAIL


Prise d'un énorme élan de flemme -après m'être rendue compte que le Trabendo se trouvait à l'autre bout de Paris- je joue la grande dame et me paye le luxe d'y aller en taxi. 35E et une heure d'embouteillages plus tard je suis RA-VIE...

J'ai donc raté la première partie (qui avait l'air chouette vu ce que j'en ai lu ici ou là) mais bon le concert de Foals n'a pas encore commencé, c'est déjà ça. Obligée de mettre mon appareil photo au vestiaire, je me contente de scruter la salle des yeux histoire d'au moins avoir une photographie mentale du lieu. La fosse est d'ores et déjà remplie par les plus jeunes -arborant le classique uniforme marinières ou chemises en jean- alors que leurs ainés s'accoudent aux estrades sirotant une bière. J'hésite: la fosse ou les hauteurs, les "vieux" ou les "jeunes"? Finalement mon coeur de groupie me pousse à opter pour la fosse, au pire j'irais me réfugier dans le clan des vieux quand le public parisien m'aura lassé par sa mollesse.


Peu avant 21 heures, le groupe apparait enfin, sous les acclamations de la foule. Le concert s'ouvre témérairement sur Total Life Forever, nouveau titre issu de leur album éponyme. Tout le monde danse déjà, de mon côté je mets un peu plus de temps à entrer dans le mouv', (trop?) concentrée sur la nouvelle chanson. L'ambiance monte tout de suite d'un cran avec le désormais classique Cassius. Ca rebondi partout, bras en l'air, dans une liesse que je n'avais encore jamais expérimentée depuis mon retour à Paris, je souris un peu plus à mesure que la chanson avance, médusée par l'impressionnant riff de guitare qui donne encore plus de relief au morceau. Le chanteur, Yannis Philippakis, salue le public, ravi, dit-il, d'être à nouveau ici. Il explique que ce soir Foals alternera entre des morceaux de leur premier album et ceux à venir dans leur prochain, l'excitation est à son comble. S'ensuit Olympic Airways qui, alors qu'elle commençait à me lasser au casque, reste indiscutablement entrainante sur scène, le public reprenant en choeur "DI-SA-PEAR". Sitôt la chanson finie que Yannis et Jimmy Smith (le 2ème guitariste) se perchent de part et d'autre de la scène, jouant des accords qui me sont inconnus. Normal, puisqu'il s'agit encore d'un nouveau titre: Miami, un air qui n'a pas fini de nous ensorceler.

Pas le temps de souffler que Balloons est déjà là pour nous faire reprendre la danse. Ca sent la sueur et la bière, de plus en plus fort, pour un peu j'en allumerais une clope. Cela me sera finalement impossible tant je suis hypnotisée par cette musique qui monte crescendo et qui a tôt fait de m'hérisser les poils, Blue Blood, j'en ai encore des frissons rien que d'y penser.

Les ennuis commencent sur This Orient, des réglages de micros qui pêchent empêche Yannis de pousser sa voix aussi loin qui le souhaiterait. On le voit s'agacer se tournant à plusieurs reprises vers les coulisses, faisant mine de monter le son. Les premières notes de Spanish Sahara sont aussitôt accompagnées par des clappements de mains de fans bien attentionnés mais qui se feront recevoir par un "CHUUT!" bien senti, les faisant rapidement taire. J'avais une réelle appréhension vis-à-vis de cette chanson qui m'avait littéralement transporté dès la première écoute. Finalement malgré, à nouveau, un petit problème de micro, ne permettant pas de retranscrire à l'identique cette atmosphère je suis loin d'être déçue. La manière dont le chanteur a de se battre pour sa chanson, malgré les quelques soucis techniques donne une émotion nouvelle à cette ballade douce amère.

Retour au classique avec Red Sock Pugie qui ne manque pas de faire rebondir le public. Sur scène aussi c'est à nouveau la fête, on assiste à un magnifique solo de guitare puis de batterie. L'effervescence est à son comble pour Electric Bloom, mais à nouveau le morceau est en partie gâché par les problèmes de sono. Qu'à cela ne tienne, Yannis évacue son énergie en se vengeant sur les percus qui rythme le morceau. Court départ avant de revenir annoncer "This song is for everyone who is from France"... Sans surprise c'est The French Open qui ouvre les rappels, le public se déhanche plus que jamais, Yannis en profite pour slamer, créant un vent de panique du côté de la sécurité. Le concert se termine en apothéose avec Two Step, Twice, chacun donnant tout ce qui lui reste d'énergie, Yannis allant jusqu'à faire un petit tour dans la salle avant de finalement réapparaître après une longue minute d'absence, saluer une dernière fois un public définitivement acquis. On ressort avec un sourire non feint, n'ayant qu'une seule hâte écouter en boucle Total Life Forever et les revoir rapidement.

vendredi 16 avril 2010

I WANNA LEAVE A TRACE

En attendant ma chronique du concert de Foals et celle sur le deuxième album des White Rabbits, It's Frightening -dans le prochain Tsugi je vous propose le clip qui illustre l'une des meilleures chansons de l'album: Percussion Gun.
Btw, il paraît qu'ils sont fous sur scène et ça tombe bien ils viennent en France en mai, j'dis ça, j'dis rien.


White Rabbits - Percussion Gun

lundi 22 mars 2010

Y'A PAS QUE LES REGIONALES DANS LA VIE

Haha, MGMT pas content que l'album ait déjà leaké sur la toile, nous propose de l'écouter en intégralité Congratulations sur leur site. Comme quoi je devais pas être la seule à être fâchée!
Rendons à César ce qui est à César, Congratulations est bon et même très bon. Tout comme cette magnifique cover de Time to Pretend par Jonsi de Sigur Ros. Enregistré durant une émission de radio sur BBC Radio 1, accompagné d'un simple piano, c'est du bonheur pour les oreilles.
Ah et en parlant de BBC Radio 1, d'après la newsletter de Foals, ces derniers y joueront This Orient, durant l'émission de Zane Lowe ce soir et la vidéo sur NME.com. Après la beauté de Spanish Sahara voyons comment nos petits anglais vont nous surprendre, stay tuned!

En attendant, ils nous révèlent l'artwork de leur nouvel album, Total Life Forever:

lundi 1 mars 2010

BETTER TO BE HATED THAN LOVE


A peine rentrée de concert, que j'écris ma chronique, à croire que je deviens productive, dis donc.
Ce soir encore, j'ai traversé tout Paris, et tout ça pour les beaux yeux de Marina Diamandis. Enfin pour sa voix plus exactement, celle de Marina & the Diamonds.

Le rendez-vous est donné Porte de la Chapelle, dans les studios de Canal, pour une nouvelle fois assister à l'enregistrement de l'émission l'Album de la semaine. Cette fois-ci je zappe les Guignols, j'ai vu, c'est drôle, mais pas tant que ça. Finalement ça n'a peut-être pas été l'idée du siècle parce que ma pote et moi, on s'est retrouvée au premier rang. Et tout devant avec la caméra face à toi, je t'assure qu'on faisait pas les malignes. Surtout quand le cameraman a décidé d'être "drôle" et de filmer au niveau des jupes... Allez les filles on serre les cuisses ou on croise les jambes comme maman nous a appris à le faire.

Marina se laisse un peu désirer, "on a perdu la chanteuse" nous annonce le chauffeur de salle -décidément on est drôle chez Canal- pour finalement arriver sous un tonnerre d'applaudissements -très naturels...-. Une petite brune vêtue d'une simple robe noire bordée de lanières de cuirs perchée sur de hauts talons arrive donc, entourés de quatre jeunes hommes en costume, à l'apparence, ma foi, pas désagréable. La chanteuse, tout sourire, lance un grand "Boooonjouuur", suivi d'un bref signe de main et entame aussitôt l'amusant, Hollywood issu de premier album: The Family Jewels . La jeune galloise enchaîne avec le déjà célèbre I am not a Robot qui a le don de me rendre toujours un peu triste, aller savoir pourquoi.
Après avoir rectifié son rouge à lèvre elle s'installe au clavier pour interpréter le doux Outsider. La puissance de sa voix prend toute son ampleur sur ce titre et on ne peut s'empêcher de penser à la voix de Florence & the Machine ou à celle de Natasha Khan (Bat for Lashes).
La demoiselle de 24 ans aime le show et cela se voit, elle a beau s'être quelque peu plantée dans les temps sur le dernier morceau, elle explose de rire et c'est reparti de plus belle pour mon titre favori Obsessions. A nouveau elle vérifie son rouge à lèvre auprès du charmant bassiste, -décidément ça m'a l'air bien compliqué d'être à la fois jolie et chanter pour la jeune fille- avant de poursuivre avec Oh No! et Shampain. Finalement, elle clôture ce mini-concert avec l'inclassable Mogwli's Road, qui oscille entre cris d'animaux et performance vocale.


Ah oui et tiens, puisque j'ai réussi à chopper ma place pour Foals et que je suis donc d'une humeur partageuse voilà leur dernier clip, Spanish Sahara :



Foals - Spanish Sahara
Foals - Spanish Sahara (Mount Kimbie Remix)